Si tu te voyais.
Mais qu'est-ce que tu fous? Où sont tes belles promesses? Et ce regard à chialer ne changera rien, je n'aurai jamais pitié de toi. Tu t'es fixé des objectifs, tu en as atteint certains, laissé les autres à l'abandon, pour plus tard. Mais tu n'as plus le temps. Tu sais que c'est long, mais ça le sera encore plus si tu ne fais rien.
Je croyais que tu reprenais le dessus ces derniers mois, j'étais fière. Et voilà que tu retombes, sans raison apparente, dans ce cycle viscieux. Tu espères que quelqu'un te plaigne? Qu'on vienne te ramasser à la petite cuillère? Rêve. Tu es une grande fille, il est temps de prendre tes responsabilités.
Je te l'ai dejà dit, tu me déçois. J'espèrais que tu saurais faire face avec plus de courage. Je concède que c'est dur, long, éprouvant, et tout ce que tu voudras. Mais merde, regarde toi.
Tu te sens seule mais tu t'isoles encore plus. A la volonté mais n'arrive plus à t'en servir.
Voilà quatre jours que tu t'enfonces, comme jamais depuis plusieurs mois. Tu sais que te relever sera dur cette fois, encore plus que les autres. Mais tu sais aussi que tu ne peux tout simplement pas abandonner. Cette option n'est pas envisageable, tu dois continuer. Et te battre pour toi, juste pour toi. Sois egoiste, fous toi des baffes, je sais pas, arrache toi les cheveux, tape dans les murs, mais empêche toi, je t'en supplie empêche toi de te faire du mal. Tu ne peux plus. Ne peux plus.
C'est fini maintenant, le soleil est là, bientôt les vacances. Tu as des échéances à passer et la route vers la liberté t'attends, vers une vie dont tu pourras décider, au jour le jour. Donne toi en les moyens, commence cette nouvelle vie la tête haute. Fais le vide, pose toi les bonnes questions.
Je suis là, je ne demande qu'à te laisser ma place, de nouveau. Je t'attends, fais vite, je meurs.
Always here, but sometimes there now.